Location saisonnière et assurance habitation : êtes-vous vraiment bien couvert ?

Vous mettez votre villa, maison ou appartement en location sur Airbnb ou Booking et vous pensez que votre contrat d’assurance habitation habituel suffit. C’est l’erreur la plus répandue chez les propriétaires qui se lancent dans la location saisonnière. Et c’est potentiellement la plus coûteuse. On fait le point clairement.


Votre assurance habitation classique ne suffit pas toujours

La plupart des contrats d’assurance habitation couvrent le propriétaire pour sa propre utilisation du bien. Dès qu’un voyageur occupe les lieux à votre place, la couverture peut s’arrêter ou comporter des exclusions que vous n’avez jamais lues.

Vous devez vérifier qu’aucune exclusion dans votre contrat d’assurance multirisque habitation ne vous empêche de louer votre bien. C’est la première démarche à faire, un simple appel à votre assureur suffit.


L’assurance est-elle obligatoire pour louer en saisonnière ?

En tant que propriétaire, la souscription à un contrat d’assurance habitation est obligatoire uniquement si votre logement saisonnier est en copropriété. Dans ce cas, vous devez avoir au minimum une assurance responsabilité civile qui couvre les éventuels dommages causés à des voisins ou à des tiers en cas de sinistre.

Si votre bien n’est pas en copropriété c’est le cas de la plupart des villas et maisons individuelles du Vaucluse aucune obligation légale ne s’impose. Mais l’absence de couverture adaptée vous expose à des risques financiers très concrets.


Les solutions qui existent pour les propriétaires

1. L’extension « villégiature » ou « location saisonnière » à votre contrat existant

C’est souvent la solution la plus simple et la moins coûteuse. Vous pouvez demander l’ajout de la garantie villégiature à votre contrat d’assurance habitation existant. Cette extension couvre les dommages causés par les voyageurs pendant leur séjour, dégât des eaux, incendie, bris de glace. Le coût de cette extension est généralement de 70 à 150 € par an.

2. L’assurance Propriétaire Non Occupant (PNO)

L’assurance PNO est destinée aux propriétaires bailleurs qui ne vivent pas dans le logement qu’ils possèdent, qu’il soit loué ou temporairement inoccupé. Elle couvre votre bien entre deux locations et protège votre responsabilité civile en cas de défaut d’entretien. Son coût est d’environ 220 à 400 € par an.

3. Le contrat « pour le compte de qui il appartiendra »

Ce contrat couvre les dommages causés à des tiers, voisins, copropriété, à la suite d’un sinistre dans le logement. Cette solution dispense le locataire de souscrire une assurance individuelle. C’est la formule la plus protectrice pour les deux parties.

4. La clause « abandon de recours »

Elle indique que le propriétaire et son assureur s’engagent à ne rien réclamer au locataire vacancier en cas de dégât des eaux ou d’incendie dans le logement. Toutefois, cette clause ne dispense pas le vacancier de sa responsabilité vis-à-vis des voisins et des tiers.


Et AirCover d’Airbnb — est-ce suffisant ?

Airbnb propose une protection appelée AirCover qui couvre les dommages causés par les voyageurs jusqu’à un certain montant. C’est un complément utile, mais ce n’est pas une assurance habitation. Elle ne remplace pas une assurance multirisque habitation ou une garantie responsabilité civile. Les exclusions sont nombreuses et les délais d’indemnisation peuvent être longs. Ne comptez pas uniquement sur cette protection.


Ce que vous pouvez exiger de vos voyageurs

En location saisonnière, le locataire n’a pas légalement l’obligation de s’assurer, contrairement à une location classique annuelle. Vous pouvez néanmoins l’imposer dans votre contrat de location.

La plupart des contrats d’assurance habitation incluent une garantie villégiature qui couvre les dommages causés pendant un séjour temporaire dans un logement meublé. Le voyageur doit vérifier que cette garantie est incluse dans son contrat et qu’il n’existe pas de clause limitative.

En pratique sur Airbnb et Booking, les voyageurs sont de plus en plus souvent couverts par leur propre assurance habitation. Mais rien ne remplace votre propre protection en tant que propriétaire.


Ce que nous conseillons concrètement

Avant de publier votre première annonce, trois réflexes à avoir :

1. Appelez votre assureur actuel Demandez-lui explicitement : « Mon contrat couvre-t-il la location de mon bien à des touristes ? » Si ce n’est pas le cas, demandez l’extension villégiature ou location saisonnière.

2. Vérifiez que votre responsabilité civile est bien couverte C’est le point le plus important si un voyageur se blesse sur votre propriété ou cause des dégâts chez un voisin, votre responsabilité est engagée.

3. Ne comptez pas uniquement sur les protections des plateformes AirCover, la garantie Booking — c’est un filet de sécurité complémentaire, pas une assurance complète.


Un mot pour les villas avec piscine

Si votre bien dispose d’une piscine, c’est le cas de nombreux biens sur notre secteur de Courthézon, Châteauneuf-du-Pape et Orange, vérifiez spécifiquement que votre contrat couvre les accidents liés à la piscine. C’est un point souvent négligé et potentiellement très lourd de conséquences.


La Conciergerie Reguera vous accompagne

Dans le cadre de notre accompagnement administratif, nous vous aidons à identifier les démarches à effectuer avant le lancement de votre location y compris la vérification de votre couverture assurantielle. Mieux vaut s’en assurer avant le premier voyageur que de le découvrir après un sinistre.

Une question ? Contactez-nous — premier échange gratuit et sans engagement.

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